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Influenceurs virtuels : 9 exemples concrets pour les marques

Écrit par

Black Centauri

Publié le

Vous avez peut-être déjà croisé leur visage sur Instagram, TikTok ou dans une campagne de marque, sans toujours savoir s’ils existaient vraiment. Les influenceurs virtuels, ces personnages numériques créés en 3D, en image de synthèse ou avec l’aide de l’intelligence artificielle, ne sont plus une curiosité réservée aux grandes maisons de mode.

Ils sont devenus un outil de communication à part entière. Certaines marques les utilisent pour incarner un univers, lancer un produit, toucher une audience plus jeune ou explorer de nouveaux formats narratifs. Pour une TPE ou une PME, l’enjeu n’est pas forcément de créer le prochain phénomène mondial. Il est plutôt de comprendre ce que ces exemples révèlent : une marque peut aujourd’hui construire un personnage, une voix et une présence digitale cohérente, sans dépendre uniquement de visages humains.

💡 Pour aller à l’essentiel, voici les points clés à retenir.

  • Les influenceurs virtuels sont des personnages numériques conçus pour exister sur les réseaux sociaux comme de véritables créateurs de contenu.
  • Des marques comme BMW, IKEA, Samsung, Balmain ou Warner Music les utilisent pour incarner un univers, lancer un produit ou créer une expérience de marque plus immersive.
  • Leur principal intérêt n’est pas seulement le contrôle de l’image, mais la possibilité de créer un actif de marque cohérent, évolutif et reconnaissable dans le temps.
  • Un influenceur virtuel n’est pas automatiquement plus simple, moins cher ou plus sûr qu’un influenceur humain : il demande une stratégie, une direction artistique et une réflexion éthique.
  • Pour une TPE ou une PME, l’approche la plus réaliste consiste souvent à commencer par un avatar, une mascotte ou un personnage récurrent, plutôt que par un influenceur virtuel complet.

C’est quoi, un influenceur virtuel ?

Un influenceur virtuel est un personnage fictif, conçu pour exister sur les réseaux sociaux comme un créateur de contenu. Il possède une identité, une personnalité, une esthétique, parfois une histoire, et peut publier des contenus, interagir avec une communauté ou apparaître dans des campagnes de marque.

La différence avec un influenceur humain tient au niveau de contrôle. La marque ou le studio qui pilote le personnage maîtrise son image, son discours, son calendrier éditorial et son évolution. Cela ne supprime pas tous les risques, car un personnage virtuel peut aussi être mal perçu s’il manque d’authenticité, de transparence ou de cohérence. Mais cela ouvre un terrain créatif très différent.

Pour approfondir cette définition, nous avons consacré un article complet au sujet. Nous y expliquons plus en détail comment fonctionnent ces personnages numériques, pourquoi les marques s’y intéressent et dans quels cas ils peuvent devenir un vrai levier de communication.

Le phénomène attire de plus en plus les marques, même si les estimations de marché varient fortement selon les cabinets. Certaines études annoncent plusieurs centaines de millions de dollars dès 2026, avec une croissance continue sur les années suivantes, mais les projections diffèrent fortement d’une source à l’autre. Mieux vaut donc retenir la tendance plutôt qu’un chiffre unique : les marques testent, structurent et professionnalisent progressivement ces nouveaux ambassadeurs numériques.

9 exemples d’influenceurs virtuels utilisés par les marques

1. Lil Miquela : la pionnière devenue icône culturelle

Créée en 2016 par la start-up californienne Brud, Lil Miquela est probablement l’influenceuse virtuelle la plus connue au monde. Elle a été classée par Time parmi les 25 personnalités les plus influentes d’Internet en 2018, aux côtés de créateurs, artistes et figures médiatiques majeures.

Son intérêt pour les marques tient à sa capacité à brouiller les codes entre fiction, mode, musique et culture digitale. Elle a collaboré avec des marques comme Prada, Calvin Klein, Samsung ou Dior, et a aussi été associée à BMW pour promouvoir l’iX2 électrique. Pour une marque, Lil Miquela montre qu’un personnage virtuel peut devenir un média à part entière, à condition d’être porté par une identité forte et une narration continue.

© Lil Miquela

2. Lu do Magalu : l’avatar devenu visage d’un géant du e-commerce

Lu do Magalu est un cas très différent. Née au Brésil comme assistante virtuelle de Magazine Luiza, elle est progressivement devenue l’un des personnages virtuels les plus suivis au monde. En 2022, LBB la présentait comme la plus grande influenceuse virtuelle au monde, avec plus de 31 millions de followers sur les réseaux sociaux.

Son intérêt est stratégique : Lu n’est pas seulement une égérie. Elle est directement liée à l’écosystème commercial de Magazine Luiza. Elle présente des produits, accompagne les clients, incarne la marque et crée un pont entre contenu, e-commerce et relation client. C’est un exemple très utile pour les entreprises qui ne veulent pas seulement “faire de l’influence”, mais construire un personnage capable de servir plusieurs fonctions : pédagogie, vente, support, fidélisation.

© Lu do Magalu

3. Imma : le réalisme au service de l’expérience de marque

Imma est une mannequin virtuelle japonaise créée par le studio Aww Inc. Son style repose sur une intégration très crédible dans des environnements réels. Elle ne ressemble pas à un avatar de jeu vidéo, mais à une présence presque naturelle dans des scènes du quotidien.

Son partenariat avec IKEA Japan pour l’ouverture du magasin Harajuku est l’un des cas les plus intéressants. Pendant 72 heures, Imma a été mise en scène dans un appartement visible depuis la rue, donnant l’impression qu’elle vivait dans l’espace physique du magasin. La campagne a joué sur la frontière entre réel et virtuel, tout en servant un objectif clair : donner envie aux jeunes urbains japonais de repenser leur intérieur.

Ce cas montre qu’un influenceur virtuel n’est pas seulement un visage pour Instagram. Il peut devenir une expérience de marque, un dispositif retail, une installation ou un support immersif.

4. Noonoouri : de la mode au contrat musical

Noonoouri est un avatar stylisé créé par l’agence allemande Opium Effect. Elle s’inscrit dans l’univers du luxe, avec une esthétique très reconnaissable et volontairement moins réaliste que d’autres personnages virtuels.

Elle a collaboré avec de nombreuses marques de mode et de beauté, puis a franchi une nouvelle étape en signant avec Warner Music Central Europe. En 2023, Warner Music a annoncé la sortie de son premier single, faisant de Noonoouri l’un des premiers personnages numériques à entrer officiellement dans l’industrie musicale.

L’intérêt pour les marques est clair : un personnage virtuel peut se déployer sur plusieurs territoires culturels. Mode, musique, beauté, social media, événementiel. Il devient une propriété intellectuelle vivante, que l’on peut faire évoluer dans le temps.

© Noonoouri

5. Shudu Gram : le supermodèle virtuel qui a ouvert le débat

Créée en 2017 par le photographe britannique Cameron-James Wilson, Shudu Gram est souvent présentée comme le premier supermodèle numérique. Son apparition a suscité beaucoup d’intérêt dans la mode, mais aussi des débats importants sur la représentation, la diversité et l’utilisation de corps numériques dans des industries déjà très codifiées.

Balmain l’a notamment intégrée à sa “Virtual Army”, aux côtés d’autres modèles numériques comme Margot et Zhi, pour une campagne qui explorait de nouveaux codes visuels dans le luxe.

Shudu rappelle une chose essentielle : un influenceur virtuel n’est jamais neutre. Son apparence, son histoire, son origine supposée et les marques qui l’utilisent racontent quelque chose. C’est pourquoi la création d’un personnage numérique doit être pensée avec autant de responsabilité que de créativité.

© Shudu Gram

6. Knox Frost : l’influence virtuelle au service d’une cause publique

Knox Frost est un influenceur virtuel présenté comme un jeune homme vivant à Atlanta. En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, l’Organisation mondiale de la Santé l’a mobilisé pour sensibiliser les jeunes publics aux gestes de prévention et soutenir le Fonds de solidarité COVID-19.

Ce cas est intéressant parce qu’il sort du cadre commercial classique. Il montre qu’un personnage virtuel peut être utilisé pour rendre un message institutionnel plus accessible à des audiences qui se sentent parfois éloignées des prises de parole officielles.

Pour les marques, la leçon est précieuse : l’influence virtuelle ne sert pas seulement à vendre. Elle peut aussi aider à expliquer, sensibiliser, rendre visible un sujet complexe ou créer un relais pédagogique.

© Knox Frost

7. Aitana Lopez : l’influenceuse IA qui a popularisé le modèle “créateur synthétique”

Aitana Lopez, créée par l’agence barcelonaise The Clueless, a beaucoup fait parler d’elle à partir de 2023. Présentée comme une influenceuse fitness et gaming, elle illustre une nouvelle génération de personnages générés avec l’aide de l’IA.

Son positionnement est plus proche des créateurs sociaux contemporains : contenus lifestyle, partenariats, abonnements, communauté, image très calibrée. Plusieurs médias ont rapporté qu’elle pouvait générer jusqu’à 10 000 euros par mois, même si ce type de chiffre doit être traité avec prudence, car il repose souvent sur des déclarations d’agence ou des estimations médiatiques.

Pour une PME, Aitana est intéressante car elle montre que le sujet n’est plus réservé aux studios 3D très coûteux. Avec les bons outils, une direction artistique solide et une vraie stratégie éditoriale, il devient possible de créer un personnage numérique plus accessible. Mais l’enjeu reste le même : sans concept fort, l’avatar devient vite interchangeable.

© Aitana Lopez

8. Sam de Samsung : l’ambassadrice virtuelle pensée pour incarner une marque tech

Sam est un personnage virtuel associé à Samsung. Son rôle n’est pas seulement de représenter un produit, mais d’incarner une relation plus humaine avec la technologie. Dans certains marchés, Samsung l’a utilisée comme ambassadrice digitale, notamment pour créer des contenus autour de ses lancements et toucher des communautés jeunes, habituées aux codes de l’animation, du gaming et des réseaux sociaux.

Ce cas est particulièrement utile pour les entreprises tech. Il montre qu’un personnage virtuel peut aider à rendre une marque plus accessible, surtout lorsque ses produits ou services sont perçus comme complexes. L’avatar devient alors une interface : il explique, présente, anime et crée de la proximité.

© Samsung

9. Zero : l’exemple d’une campagne hybride entre humain, virtuel et événement digital

Zero, autre personnage virtuel associé à Samsung, a été utilisé dans le cadre d’un lancement produit autour du Galaxy S22, notamment dans une logique d’événement digital et de métavers. L’intérêt du dispositif ne repose pas uniquement sur le personnage, mais sur le mélange des formats : influence humaine, avatar virtuel, événement en ligne, lancement produit.

C’est peut-être l’une des pistes les plus réalistes pour les marques aujourd’hui. Plutôt que de remplacer les créateurs humains, les personnages virtuels peuvent enrichir un dispositif existant. Ils ajoutent une couche de narration, de scénarisation ou d’immersion, sans nécessairement devenir le centre de toute la stratégie.

© Zero

✨ Les influenceurs virtuels ne sont pas là pour faire le buzz. Ils sont là pour servir votre stratégie.

Pour aller plus loin, nous avons regroupé des exemples concrets d’usages d’influenceurs virtuels (engager, incarner, guider) avec des formats réalistes.

Ce que ces exemples ont en commun

Ces influenceurs virtuels sont très différents, mais ils révèlent plusieurs tendances fortes.

D’abord, les marques cherchent davantage de cohérence. Un personnage virtuel permet de construire une identité stable, maîtrisée et reconnaissable dans le temps. Ensuite, elles cherchent de nouveaux formats narratifs. Un avatar peut apparaître dans un décor impossible, voyager sans contrainte, changer d’univers visuel ou participer à une expérience immersive. Enfin, elles cherchent à créer une relation plus directe avec des audiences habituées aux codes du gaming, de l’animation, de la 3D et de l’IA.

Mais il faut éviter une idée trop simple : un influenceur virtuel n’est pas automatiquement plus sûr, moins cher ou plus efficace qu’un influenceur humain. Il demande une stratégie, une direction artistique, une ligne éditoriale, une gestion communautaire et une réflexion éthique. Le vrai avantage n’est pas le contrôle total. C’est la possibilité de créer un actif de marque propriétaire, évolutif et cohérent.

© Marine Soo – Black Centauri

Et pour une TPE ou une PME, est-ce accessible ?

Oui, mais pas forcément sous la forme d’un influenceur virtuel complet dès le départ.

Une PME n’a pas besoin de créer une star digitale avec des centaines de contenus par an. Elle peut commencer plus simplement : un avatar de marque pour expliquer ses services, une mascotte numérique pour animer ses réseaux sociaux, un personnage 3D pour guider les visiteurs sur un site, ou une figure récurrente pour rendre ses contenus plus reconnaissables.

Le bon point de départ n’est pas la technologie. C’est la question stratégique : quel rôle ce personnage doit-il jouer pour la marque ? Est-il là pour rassurer, guider, divertir, expliquer, incarner une expertise ou créer de la préférence ?

Si la réponse est claire, l’avatar devient un outil de communication. Si elle ne l’est pas, il risque de rester un gadget visuel.

Conclusion

Les influenceurs virtuels ne sont plus une expérimentation futuriste. Ils font déjà partie du paysage marketing, en particulier dans la mode, la beauté, la tech, le retail et l’entertainment. Leur intérêt ne réside pas seulement dans leur nouveauté, mais dans leur capacité à incarner une marque de manière cohérente, créative et durable.

Pour une TPE ou une PME, l’objectif n’est pas de copier Lil Miquela ou Lu do Magalu. Il est de comprendre ce que ces cas rendent possible : créer un personnage qui aide la marque à mieux raconter ce qu’elle fait, à simplifier ses messages et à construire une présence plus mémorable.

Vous souhaitez imaginer un avatar ou une mascotte virtuelle pour votre marque ? Chez Black Centauri, nous vous aidons à définir le bon rôle, le bon format et le bon niveau d’ambition, en gardant toujours la technologie au service de votre stratégie.

📌 Voyons ensemble ce qui est vraiment pertinent pour vous

Nous vous aidons à identifier où un influenceur virtuel peut réellement créer de la valeur, en fonction de votre contexte, de vos priorités et de vos équipes.

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